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Ségolène et Le Pen font campagne dans le monde virtuel de Second Life
Un comité de soutien à Ségolène Royal a ouvert un bureau virtuel dans l'espace communautaire. Un membre du Front national de la Jeunesse a fait la même chose pour soutenir Jean-Marie Le Pen.
Internet n'en finit pas d'inspirer le monde politique. Cette fois, cela se passe dans l'univers virtuel de Second Life . Un bureau Désirs d'Avenirs, du nom du site Internet de Ségolène Royal, vient d'y être ouvert. Ce n'est pas une initiative directe de la candidate du Parti socialiste, mais celle de l'un de ses comités locaux de soutien.
Le responsable de cette nouvelle permanence de campagne se présente sous le nom d'avatar de « Le Migou Khondj ». Ségolène Royal a néanmoins légitimé la chose par le biais d'une vidéo, dans la foulée, où elle présente ce 748 e comité de soutien. D'une manière un peu étrange d'ailleurs, puisqu'elle explique que le bâtiment virtuel « vient d'être construit avec les normes Haute qualité environnementale, c'est-à-dire les mêmes que celles du lycée Kyoto que j'ai lancé dans la région Poitou-Charentes »...
« J'étais sceptique au début sur ce sujet, admet Vincent Feltesse, secrétaire national aux nouvelles technologies du PS, je trouvais que ça avait un côté un peu gadget. Mais, finalement, quelques réflexions nous ont fait basculer. » L'une des raisons de ce changement, c'est la « révolution Internet » que représente Second Life, les « nouveaux modes de sociabilité » qu'il permet. Autrement dit : quand on se veut en phase avec son temps et à la pointe des innovations, il faut y être.
La candidate du PS n'a cependant pas, du moins pas encore, d'avatars. Ceux qui circulent sous les noms de « Segolène RoyalE » ou « SuperSego » sont en fait des pastiches créés en décembre dernier. Il reste que Second Life est aussi un espace de discussion et d'échanges de plus.
« Il y a une logique de dialogue direct et ça ne fonctionne pas si mal que ça, continue le responsable socialiste. Pour la première séance de dialogue, une trentaine de personnes sont passées. » D'autres événements seront organisés pour animer cet espace politique d'un nouveau genre, mais le PS n'en espère pas pour autant d'immenses retombées, considérant que Second Life, en France, ne rassemble que 25 000 personnes.
La permanence du FN taggée dans Second Life
Les socialistes disent avoir pensé aux initiatives de démocrates américains tels le représentant George Miller ou l'ancien gouverneur de Virginie Mark Warner. Mais, en France, ils ne sont pas les seuls à avoir eu l'idée. Un militant du Front National de la Jeunesse de Moselle a ouvert une permanence pour soutenir, sur Second Life, la candidature de Jean-Marie Le Pen. Le FN avait d'ailleurs été le premier parti politique français a s'essayer à l'exercice en ouvrant un bureau virtuel en décembre 2006 . Avant de se faire tagger par des avatars anti-frontistes huit jours après.
Conseiller de Nicolas Sarkozy pour le volet high-tech de la campagne du candidat UMP, Loïc Le Meur explique sur son blog qu'il n'a « pas recommandé à Nicolas Sarkozy d'être présent pour l'instant dans Second Life ». Pour des raisons de pertinence d'abord : la majorité des utilisateurs sont anglo-saxons et le logiciel est en anglais. Pour des questions pratiques ensuite : se familiariser avec Second Life et en maîtriser les fonctionnalités prend du temps. Trop pour un candidat en campagne.
Il y a donc peu de chances que ce dernier soit lui-même derrière son avatar s'il en crée un, un principe de base de Second Life. « C'est prendre les Français pour des imbéciles que de sous-entendre qu'ils croiront que leurs candidats seront dans leur QG de campagne virtuel », ajoute Loïc Le Meur. S'il admet que cette idée du QG virtuel est bonne, elle reste « un gadget dans Second Life ». Reste à savoir, dans ce cas, dans quel espace ce ne serait pas un gadget.
Un comité de soutien à Ségolène Royal a ouvert un bureau virtuel dans l'espace communautaire. Un membre du Front national de la Jeunesse a fait la même chose pour soutenir Jean-Marie Le Pen.
Internet n'en finit pas d'inspirer le monde politique. Cette fois, cela se passe dans l'univers virtuel de Second Life . Un bureau Désirs d'Avenirs, du nom du site Internet de Ségolène Royal, vient d'y être ouvert. Ce n'est pas une initiative directe de la candidate du Parti socialiste, mais celle de l'un de ses comités locaux de soutien.
Le responsable de cette nouvelle permanence de campagne se présente sous le nom d'avatar de « Le Migou Khondj ». Ségolène Royal a néanmoins légitimé la chose par le biais d'une vidéo, dans la foulée, où elle présente ce 748 e comité de soutien. D'une manière un peu étrange d'ailleurs, puisqu'elle explique que le bâtiment virtuel « vient d'être construit avec les normes Haute qualité environnementale, c'est-à-dire les mêmes que celles du lycée Kyoto que j'ai lancé dans la région Poitou-Charentes »...
« J'étais sceptique au début sur ce sujet, admet Vincent Feltesse, secrétaire national aux nouvelles technologies du PS, je trouvais que ça avait un côté un peu gadget. Mais, finalement, quelques réflexions nous ont fait basculer. » L'une des raisons de ce changement, c'est la « révolution Internet » que représente Second Life, les « nouveaux modes de sociabilité » qu'il permet. Autrement dit : quand on se veut en phase avec son temps et à la pointe des innovations, il faut y être.
La candidate du PS n'a cependant pas, du moins pas encore, d'avatars. Ceux qui circulent sous les noms de « Segolène RoyalE » ou « SuperSego » sont en fait des pastiches créés en décembre dernier. Il reste que Second Life est aussi un espace de discussion et d'échanges de plus.
« Il y a une logique de dialogue direct et ça ne fonctionne pas si mal que ça, continue le responsable socialiste. Pour la première séance de dialogue, une trentaine de personnes sont passées. » D'autres événements seront organisés pour animer cet espace politique d'un nouveau genre, mais le PS n'en espère pas pour autant d'immenses retombées, considérant que Second Life, en France, ne rassemble que 25 000 personnes.
La permanence du FN taggée dans Second Life
Les socialistes disent avoir pensé aux initiatives de démocrates américains tels le représentant George Miller ou l'ancien gouverneur de Virginie Mark Warner. Mais, en France, ils ne sont pas les seuls à avoir eu l'idée. Un militant du Front National de la Jeunesse de Moselle a ouvert une permanence pour soutenir, sur Second Life, la candidature de Jean-Marie Le Pen. Le FN avait d'ailleurs été le premier parti politique français a s'essayer à l'exercice en ouvrant un bureau virtuel en décembre 2006 . Avant de se faire tagger par des avatars anti-frontistes huit jours après.
Conseiller de Nicolas Sarkozy pour le volet high-tech de la campagne du candidat UMP, Loïc Le Meur explique sur son blog qu'il n'a « pas recommandé à Nicolas Sarkozy d'être présent pour l'instant dans Second Life ». Pour des raisons de pertinence d'abord : la majorité des utilisateurs sont anglo-saxons et le logiciel est en anglais. Pour des questions pratiques ensuite : se familiariser avec Second Life et en maîtriser les fonctionnalités prend du temps. Trop pour un candidat en campagne.
Il y a donc peu de chances que ce dernier soit lui-même derrière son avatar s'il en crée un, un principe de base de Second Life. « C'est prendre les Français pour des imbéciles que de sous-entendre qu'ils croiront que leurs candidats seront dans leur QG de campagne virtuel », ajoute Loïc Le Meur. S'il admet que cette idée du QG virtuel est bonne, elle reste « un gadget dans Second Life ». Reste à savoir, dans ce cas, dans quel espace ce ne serait pas un gadget.
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